Vérifier un installateur avant de signer
Entrez le SIRET inscrit sur le devis, ou le nom de l’entreprise. La carte de vérification affiche sa mention RGE, ses qualifications et leurs dates de fin selon l’ADEME, puis son état au registre SIRENE. Gratuit, sans inscription, sans rien enregistrer.
Le numéro d’immatriculation de l’entreprise (SIREN, ou SIRET de l’établissement) doit figurer sur le devis, avec sa raison sociale et son adresse. Un devis qui ne l’indique pas mérite une question avant toute signature.
Ce que la carte vérifie
La carte de vérification interroge deux registres publics au moment où vous lancez la recherche, depuis votre navigateur. Elle n’ajoute rien : pas de note, pas d’avis, pas de classement.
- ✓La mention RGE, domaine par domaineChaque qualification est attachée à un domaine de travaux : « Pompe à chaleur : chauffage », « Panneaux solaires photovoltaïques », « Chauffe-eau thermodynamique »… Une entreprise RGE en isolation ne l’est pas pour votre pompe à chaleur. Ce que garantit la mention RGE
- ✓Le certificat et l’organisme qui l’a délivréQualiPAC, QualiPV, Qualibat, Qualifelec, Qualibois… avec, quand l’organisme le publie, le lien vers le certificat lui-même.
- ✓La date de fin de chaque qualificationUne qualification qui expire dans moins de trois mois est signalée en orange : pour ouvrir droit aux aides, elle doit être valide à la date du devis et des travaux.
- ✓L’existence légale de l’entrepriseActive ou fermée au registre SIRENE, date de création, forme juridique, activité principale déclarée. Une entreprise fermée ne doit recevoir ni signature ni acompte.
Ce qu’elle ne peut pas vérifier
Trois preuves n’existent dans aucun registre public consultable. Elles se demandent à l’entreprise, par écrit, avant de signer :
- L’assurance décennale : l’attestation est nominative et datée ; vérifiez qu’elle couvre l’activité prévue et la période des travaux. Lire une attestation décennale
- L’attestation de capacité pour une climatisation ou une pompe à chaleur : sans elle, l’entreprise n’a pas le droit d’intervenir sur le circuit frigorifique. Comment la demander
- La qualification IRVE pour une borne de recharge de plus de 3,7 kW : elle relève d’organismes distincts du registre RGE. Vérifier une qualification IRVE
La carte ne dit rien non plus de la qualité du travail. Elle écarte les erreurs les plus coûteuses — entreprise fermée, qualification hors domaine ou expirée — sans remplacer les références, la visite technique et un devis détaillé.
Lire le résultat
| Affichage | Ce que cela signifie | Ce qu’il faut faire |
|---|---|---|
| Valide jusqu’au… | La qualification figure au registre de l’ADEME et court au-delà de trois mois. | Vérifiez que le domaine correspond bien à vos travaux. |
| Expire le… | La qualification arrive à échéance dans moins de trois mois. | Demandez où en est le renouvellement si les travaux ont lieu après cette date. |
| Expirée le… | La date de fin est dépassée. | Pas d’aide conditionnée au RGE avec cette qualification. |
| Non RGE | Aucune qualification en cours au registre pour cette entreprise. | Normal pour une climatisation ou une borne ; bloquant pour MaPrimeRénov’ ou une prime CEE. |
| Fermée | L’entreprise est cessée au registre SIRENE. | Ne signez pas, ne versez rien. |
Les données de l’ADEME sont mises à jour chaque jour ; la date des données s’affiche sous chaque carte. En cas d’écart entre la carte et un document remis par l’entreprise, c’est l’organisme de qualification qui fait foi.
Les vérifications, dans l’ordre
- La bonne qualificationRGE dans le domaine de vos travaux, ou attestation de capacité, ou qualification IRVE selon le projet. Mention RGE · QualiPAC · QualiPV
- Une entreprise active et identifiableSIRET sur le devis, entreprise active au registre, adresse cohérente avec celle du devis.
- Une assurance qui couvre le chantierAttestation décennale à jour, activité couverte, coordonnées de l’assureur sur le devis.
- Aucun signal d’alertePas de démarchage, pas de signature le jour même, pas d’acompte démesuré. Les signaux qui doivent vous arrêter
Questions fréquentes
L’entreprise n’apparaît pas au registre RGE : que faut-il en penser ?
Pour une pompe à chaleur, un chauffe-eau thermodynamique ou des panneaux solaires, c’est rédhibitoire si vous comptez sur MaPrimeRénov’, une prime CEE, l’éco-prêt à taux zéro ou la prime à l’autoconsommation. Pour une climatisation air-air ou une borne de recharge, le RGE n’est pas la bonne preuve : demandez l’attestation de capacité ou la qualification IRVE.
La qualification de mon installateur expire bientôt : est-ce un problème ?
Seulement si elle n’est pas renouvelée à temps. Les aides exigent une qualification valide à la date du devis et des travaux. Demandez à l’entreprise où en est son renouvellement, et vérifiez de nouveau avant la date du chantier.
Puis-je vérifier le sous-traitant qui viendra poser l’équipement ?
Oui, avec son SIRET, que l’entreprise principale doit pouvoir vous communiquer. Pour les travaux aidés, la sous-traitance est limitée à deux rangs depuis le 1er janvier 2026 et l’entreprise qui réalise les travaux doit être qualifiée RGE dans le domaine concerné.
Le site conserve-t-il le SIRET ou le nom que je saisis ?
Non. La recherche part directement de votre navigateur vers l’API de l’ADEME et l’API Recherche d’entreprises de l’État. MonInstallateur.com ne l’enregistre pas et ne vous demande aucune coordonnée.
Une entreprise RGE est-elle forcément compétente ?
La mention RGE atteste qu’un organisme a vérifié des critères (référent technique formé, références, assurances, contrôles de chantiers). Elle ne garantit pas la qualité de chaque chantier. Elle se complète par des références récentes, une visite technique et un devis détaillé.
Les preuves, une par une
Une entreprise vérifiée, et des devis à comparer
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